Tout a commencé dans la voiture alors que la conversation a dévié sur les mash-ups et puis enfin sur Girl Talk. Je suis une grande fan de mash-up. J’aime ça être impressionnée par des mélanges audacieux, j’aime ça quand un dj reconstruit du tout au tout une pièce. Ça me prouve que les Dj sont des artistes. Y’a les mash-up, y’a les remix et y’a des trucs louches, mais louches !
Bref. LaDébauche et moi parlions mash-up et la conversation a déviée sur Girl Talk. Il m’a alors dit ne pas aimer ce que le gars fait (dans une quote plus ou moins fidèle de ce qu’il a vraiment dit) :
« C’est un peu trop random. Il dit que c’est de la chance si un mash-up marche, mais moi je ne vois pas du tout ce qu’il y a de chance là dedans. Je crois que c’est du talent si un mash up est bon. »
Ce à quoi j’ai répondu :
« Je sais pas pour la chance, mais moi je l’aime bien, Girl Talk. Je n’aime pas tout ce qu’il fait, c’est un peu trop top 40 pour moi, mais si il appliquait sa technique à des trucs un peu moins populaires, je pense bien que j’aimerais beaucoup ça. »
Notre conversation est partie de là pour aller autre part, mais ce n’est pas important. Ce qui est important c’est ce fameux Girl Talk. Cet ex-ingénieur est d’ailleurs le créateur du nouvel (pas si nouvel) album « Feed the Animal ».

(pis en plus sa pochette est super belle)
Décidée à aller au fond du sujet, je suis allé télécharger l’album qui se vend de la même méthode que l’album In Rainbows de Radiohead ; le Pay-What-You-Like (que je me suis procurée pour 0.00$ faisant partie de la catégorie Press, Radio or Music Industry, mais aussi parce que I can’t afford to pay) et je l’ai écouté en bossant sur un flyer Knightriders ! et c’était simplement parfait.
Même si je pense qu’il serait difficile de jouer du Girl Talk dans un club ou que je trouve étrange d’écouter ce genre de musique au bureau, l’air professionnel, l’album (qui est séparé en pièces pour la forme puisque le disque est fait pour s’écouter d’une traite) est plutôt bien pour s’entraîner, travailler sans trop écouter ou conduire.
Même que mes sœurs qui écoutaient d’abord d’une oreille distraite ont fini par s’émerveiller de l’audace du gars. Retrouver du Micheal Jackson, du Radiohead du Fergie et du Cat Stevens sur une même toune (Still Here) ou encore du Afrika Bambaataa & The Soulsonic Force, du Tears for Fears, du Jimmy Hendrix et du Spank Rock (No Pause) sur une autre, disons que ce n’est pas tout les jours qu’on entends ça !
Girl Talk puise dans tout l’univers musical contemporain en faisant fi des styles musicaux et des règles établies. Et le mieux dans tout ça, c’est que la majorité du monde y trouve son compte. C’est plutôt divertissant d’essayer de retracer tout l’échantillonnage qu’il y a dans Feed The Animals, mais pour les paresseux, il y a toujours Wikipedia.
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en fait, ce que j’ai dis que GT disait (tiré du nightlife mag de novembre : “[...]Y’a pas de méthode, je te jure que c’est juste de l’essai et erreure.” En fait il sample la semaine puis garde les petits bouts qu’il jouera live.
Je prends des “chances” dans un dj set, quand je laisse deux morceaux aller ensemble pendant longtemps. Reste que je connais, 9/10 comment les deux morceaux se déroulent d’un bout à l’autre!
Girl talk fucking blows. Bandwagon-jumping ass talentless spazz.
So damn right!
Bah en tout cas, je dois pas être toute seule a apprécier son travail puis que ses choses roulent assez bien!
J’veux pas dire que c’est mon artiste préféré, mais il faut tout de même avouer que le gars a une recherche et une technique particulière qui ouvre un petit peu les esprits de ce qui se fait déjà.
Qu’on aime ou qu’on aime pas, il a de l’influence, ça c’est certain. Est-ce que ce gars est un génie, non. Est-ce que Girl Talk contribue efficacement à la musique electro en repoussant les limites du pré-établi et maitrise bien le mash-up, OUI.